L’histoire du bus

Par où commencer, par le commencement, comment trouver un bus.

 

Busabiclou en cours de peinture.

La plus grande évidence était d’avoir un bus de la MEL. C’était chose faite en octobre il en restait un. Faut dire que la Mel réforme environ 20 bus à gaz par an. Donc il en restait un sur les 20 à réformer. C’est que la Mel a 428 bus à gaz dont 4 de 2002 et 23 de 2003. 428 bus sur les 3000 qui existent en France à ce jour. Entièrement équipé en bus à gaz vous avez Lille, Toulouse et Nancy entre autre.

Je ne vous ai pas dit qu’à partir de 2020, 50 % des bus des agglomérations de plus de 200 000 habitants devront être à gaz ou électrique.  Vous n’imaginez donc pas que Busabiclou allait se munir d’un bus à gasoil. Nous œuvrons aussi pour la planète. Revenons en à nos moutons, un bus était disponible chouette nous allions pouvoir démarrer. Zut, la boite de vitesse a été démontée pour mettre sur un autre bus. Résultat le dernier est partie à la casse. Il faut recommencer à chercher. Je vois avec la communauté urbaine de Dunkerque. Vous pensez ils réforment 30 bus bientôt, oui mais pour septembre 2018. Heureusement le responsable des bus à Dunkerque me met en contact avec le directeur de l’association française du gaz naturel pour les véhicules. On en découvre des choses. Il envoie le power point que nous avions fait pour Busabiclou à toutes les marques de bus ‘Renault, Iveco, Heuliez 5 en tout et à une dizaine d’agglos qui utilisent des bus à gaz.

J’ai reçu des propositions de bus neufs à 25 000 euros, des propositions sur des sites de ventes aux enchères notamment à Toulouse pour 1100 € la mise aux enchères avec l’assurance que personne ne monte les prix (il y en avait 10) et heureusement une proposition pas confirmé de suite d’un bus Heuliez GX 317, il fallait payer les pneus 1500 € à une compagnie autre. Peu importe je donnais mon accord. C’était parti sans avoir la réponse qui est venu quelques temps après. Ils nous offraient le bus, nous offraient les pneus et nous faisaient le plein de gaz.

Restait à trouver un emplacement. GRDF à Roubaix se proposait mais on ne pouvait pas arriver un samedi et on n’aurait pas pu venir décorer et aménager le Bus en WE. La chance m’a souri lors d’une invitation à la Condition Publique sur les politiques de la ville, on m’a permis de rencontrer le directeur adjoint du Stab vélodrome de Roubaix. Je rencontre dans la foulée Matthieu et Yann qui me propose de stationner le bus devant le Stab (zone close sécurisée par vidéo). C’est parfait.

Restait à trouver un chauffeur. Lors d’un conseil municipal de Roubaix. Alexandre explique le projet et Guillaume le Maire demande s’il n’y a pas quelqu’un qui a son permis bus. Eric qui ne suivait pas forcément le propos, se réveille et lève la main se sentant concerné. Adjoint aux sports il a l’habitude de déplacer en bus diverses équipes de foot et autres. Le lien est fait on décide de la date qui se fera samedi 16.

Zut, restait un problème l’autonomie d’un bus à gaz : environ 400 km, oui mais Nancy Roubaix c’est 450 km. Restait à trouver une station gaz pour poids lourds et bus. Niet il n’y en a que 20 en France, beaucoup autour de Paris mais rien entre Nancy et Roubaix. Sur Internet on trouve tout cela. A force de recherche je trouve une entreprise Transalliances qui a 7 camion à gaz contact pris ça traine pas vraiment de réponse, entre 2 une possibilité passer par Crépy en Valois, j’ai un accord avec Air Liquide qui s’apprête à m’envoyer  un badge pour droit à remplir car les cartes bleus, ça va pas. Ça nous faisait 100 km de détour pas terrible sachant que les bus à gaz pour les villes sont bridés à 75 km heure.

Je continue mes recherches tente le tout pour le tout pour m’apercevoir que la Métropole de Reims sur notre route a inauguré un bus à gaz il y a 3 semaines. Un essai avant l’obligation de 2020. Ils ont une possibilité de remplissage au gaz (en fait une plateforme mobile) on verra plus tard.

Reste à vérifier si la sortie pour le remplissage est la même. Ouf après 15 photos envoyés des allers retour avec Nancy et Reims. On s’aperçoit que le bus qu’ils ont eu en location est le même aussi un bus Heuliez. C’est parfait.

Départ donc vendredi vers 15 h en train pour arriver à Nancy à 19 h (petit saut de puce entre la gare du Nord et la gare de l’est. Hôtel Ibis où Thierry (de la Métropole grand Nancy) vient nous chercher à 6 h 30 pour aller chercher le bus sur la plateforme de Transdev accueilli par Jean Marc. Tout super sympa ainsi que l’équipe ayant préparé le bus.

On signe les papiers au coin de la machine à café et on part avec Eric qui a eu le temps de se familiariser avec les manettes, le cœur tranquille, ravi de l’aventure. Oui mais 35 km plus loin le voyant rouge s’allume. On s’arrête, heureusement près d’une station service qui était là pour nous accueillir et on téléphone à notre sauveur Jean Marc qui vient avec la camionnette de dépannage et 2 collègues. On a roulé à 75 km/h, sans doute trop et ça chauffe. C’est sans doute la sonde. Pas de problème dans le camion de dépannage il y a une sonde de rechange. On met le bus un peu en hauteur, la sonde est changée et on repart avec 1 h et demi de plus au compteur en direction de Reims. Mais attention un conseil ne plus dépasser 60 km/h. C’est ce qu’on fait. Ça marche.

 

On arrive à Reims à 1 h 30. On se met en position pour remplir. On avait 140 bars au compteur pour un plein à 210 on avait donc utilisé 1/3 du réservoir. C’est bon on aurait pu aller plus loin. Heureusement cela nous a permis de nous restaurer un peu dans des distributeurs automatiques pendant que le plein se faisait. Au bout de ¾ d’heure on avait rempli 10 bars. On s’est dit ça va bien, on va y passer la nuit on se tire. Et nous voilà en direction de la capelle. On vient de passer Vervins. Le temps devient long. Douai encore 1 h. Toujours à 60 à l’heure en pointe. Je ne vous dis pas les klaxons des gens impatients. Et oui ils ne peuvent pas savoir….

 

Arrivée 12 h pétante après le départ, au STAB vélodrome de Roubaix. Vous pouvez le voir.

 

 

 

Le vélo au 21e siècle, où en est-on ?

Part modale en Europe en 2015

Copenhague: 50%

Pays-Bas: 29%

Strasbourg: 15%

MEL (Métropole Européenne de Lille): 1,5%

Objectif de la MEL: 5% en 2020, 10% en 2025

 

Le vélo en ville :